Aidez-nous à percer l’insondable mystère du pâté chinois !

Bienvenue au site unique consacré exclusivement au pâté chinois, à sa grandeur, mais aussi, à  ses mystères insondables. Bien entendu, vous faites désormais partie de la confrérie – que dis-je – du club des privilégiés qui ont lu avec passion Le mystère insondable du pâté chinois publié chez Amérik Média et vous avez décidé de nous apporter votre précieuse contribution. Dans le cas contraire, prenez vos jambes à votre cou et procurez-vous un exemplaire du livre dans une librairie près de chez vous !

Que ce soit pour présenter votre recette personnelle, celle de votre Môman, de votre blonde ou du beau frère de la blonde de votre grand père, ce site est fait pour vous. Il est aussi fait pour ceux qui pensent qu’aller au chinois, c’est manger du pâté chinois tout comme, plus sérieusement, pour ceux et celles qui ont des vieilles recettes et sont en mesure de nous dire leur date d’usage, sinon de création.

Puisque vous avez lu le livre, vous savez aussi que nous serions heureux de recevoir toute information, textes originaux, références d’archives, bref, tout document qui nous aide à répondre aux lancinantes questions portant sur l’origine historique du pâté chinois, sur les raisons de son nom et sur son lieu de naissance. Ensemble, gageons que nous pourrons répondre à toutes les questions soulevées par ce livre… en cours de devenir une œuvre collective. Et nous garantissons que les contributions les plus originales feront partie de la nouvelle version !

À vous de jouer ; épatez-nous chinois !

Jean-Pierre Lemasson

127 commentaires

  • Marc André Laviolette

    Wow!

    Je viens d’apprendre l’existence de ce livre, et en amateur inguérissable du pâté chinois, je compte bien l’acheter dès qu’il sortira… sans compter que je vais l’offrir à une amie qui DÉTESTE ce succulent plat!

    Toutes mes félicitations!

    • Clarence LeBreton

      Le paté chinois fut introduit au québec par des franco américains de la région de China dans l’Etat du Maine.

      • QUELLES PREUVES AVEZ VOUS POUR AFFIRMER CETTE ORIGINE ?

  • Philippe Dinant

    Je viens de vous entendre à la radio parler de votre livre et de ce site. Me voilà donc, curieux comme tout, à découvrir les mystères insondables de ce célèbre pâté. Bravo à vous!

  • Je vous écoute actuellement à l’émission de Christianne Charette. Voici mon explication sur l’origine possible du nom « pâté chinois ». Notre cuisine a été influencée par les habitudes culinaires anglaises.Le sheperd’s pie existait probablement bien avant notre pâté. La viande de boeuf a rempalcé l’agneau et le maïs les petits pois et les carottes . Le nom de pâté chinois pourrait-il être une déformation phonétique du nom angais ou etait-ce ce plat anglais « dénaturé » par des cuisiniers chinois pour des travailleurs québécois qui auraient ramené la recette à leurs épouses?

  • Christine Ouellet

    Vous avez vraiment piqué ma curiosité avec cet ouvrage qui semble fascinant et soyez certain que je vais faire un détour pour me le procurer.
    Bravo

  • Julien Lanthier

    Dans les Prairies, on y retrouve du boeuf, du mais et des pommes de terre. Quand le chinois qui construit le chemin de fer a faim, on lui fait un pâté avec ces ingrédients et voilà, on a le Pâté Chinois.

    • c vrais ici ds l est c est steak blé d inde patate , c pas la meme chose , hahahaha

  • Ancien professeur de français et intéressé aux mots et à leurs origines, je me suis toujours demandé si le nom du pâté chinois n’est pas dû à son aspect, à l’alternance de couleurs qu’on a dans un tissu chiné, si de «chiné», qui était devenu mal compris, on n’est pas passé plaisamment à «chinois» !

  • Suzanne Langford

    comme vous le disiez ce matin les chinois travaillaient sur les chemins de fer mais cependant on les nourissait avec de la potée pour les chinois plus tard changé pour pâté chinois.

  • merci de tous ces commentaires mais quand vous aurez lu le livre vous verrez la liste impressionnante de questions sans réponses.
    On continue.

  • René St-Onge

    J’ai 57 ans et je me souviens que lorsque j’étais enfant, on disait: « pâté au chinois » et non « pâté chinois ». On le voyait même écrit de cette façon sur le menu des restaurants.

    Puis sont venues les campagnes de « bon parlé » dans les années soixante où on nous a appris qu’il fallait plutôt dire « pâté chinois » parce qu’il n’y avait pas de Chinois dedans.

    En réalité le chinois du « pâté chinois » est un ustensile de cuisine qui consiste en une passoire de forme conique au travers de laquelle on fait passer les aliments à l’aide d’un pilon, pour les réduire en purée. On n’en voit moins souvent depuis l’invention du mélangeur électrique mais on s’en sert encore pour préparer, entre autres, le pâté de foie ou la compote rose de pommes.

    Si le « pâté chinois » avait été inventé aujourd’hui on l’appellerait probablement « pâté au blender » ou « pâté à la moulinette ». Il n’y avait donc pas de faute à dire « pâté au chinois ».

    • Monsieur

      L’usage du chinois est une des pistes considérée dans le livre mais cela n’est qu’une hypothèse et il manque des preuves.

  • J’ai retrouvé un livre appartenant à ma grand-mère qui est décédée depuis plus de 20 ans et elle est partie à 92 ans.
    La recette est:
    1 tasse de rix bouilli
    2 tasses de viande froide hachée
    ¼ c.t. de sel de céleri
    1 c.t. d’oignon haché
    ¼ de tasse de biscuits soda roulés
    ½ c.t. de sel
    ¼ c.t. de poivre
    1 oeuf
    Un peu de bouillon ou d’eau

    Je vous donne pas le reste si cela vous intéresse contactez moi.
    En bas de la recette, ils disent; du Blé d’inde ajouter au riz rend le plat plus savoureux.

    Le livre: La cuisine pratique à l’école et dans la famille

    Il y a un logo religieux.

    A bientôt
    L

    • Madame

      le livre de votre grand mère serait-il La cuisine pratique publié par les soeurs des saints noms de jésus et marie en 1941 ?

      • Je ne sais pas. Il n’y a plus de couverture. J’avais oublié d’écrire qu’il est servi avec de la sauce tomate.

      • Thérèse St-Pierre

        La recette que Lucie vous décrit est bien la recette venant du livre
        « La Cuisine Pratique à l’école et dans la famille » … j’ai encore la couverture…
        Pour compléter la recette :
        Déposer dans un plat au gratin la moitié du riz y mettre la viande, puis recouvrir du reste du riz; couvrir d’un papier graissé et mettre au four 40 à 45 minutes
        …..Voilà un pâté chinois à trois étages……

  • A propos du paté chinois…
    A ce que j’ai pu entendre au cours du temp, le paté chinois serais originaire d’europe. Autour de 1520, les patates seraient arrivées de l’espagne. Les femmes de foyer auraient alors commencer a cuisiner avec ce nouvel aliment en utilisant de l’agneau haché fines lamelles ensuite recouvert de patates en purée ( question de faire changement )
    Pour ce qui est du  » blé d’inde » il serais arrivé beaucoup plus tard (variante évolutive).
    A cette époque ( vu le manque flagrant d’éduquation) beaucoup de gens croyaient que le blé d’inde venais de chine malgré le  »inde » d’ou le nom paté chinois.

  • Fabien Deglise a écrit quatre articles dans leDevoir du 15/16 décembre 2007 sur « le noble paté ».
    Des textes légers et « presque scientifiques » que j’avais bien appréciés.
    Que sans doute vous connaissez et que peut-être vous avez cités dans votre livre.
    Livre que je n’ai pas lu et que je vais feuilleter chez mon libraire.

  • Je croyais que l’origine du pâté chinois venait d’une recette Amérindiennes. On disait à l’époque que les indigènes resemblaient aux Chinois. D’où vient pâté chinois.

  • Francine Charbonneau

    Bonjour,
    J’ai retrouvé une recette de ma grand-mère, et ça s’appelait un « rôti chinois », que j’ai déjà goûté d’ailleurs quand j’étais enfant dans les années ‘50.
    Ça n’avait rien à voir avec le pâté chinois, mais je trouve intéressant que le mot « chinois » soit demeuré.

    • Madame

      Pourriez vous décrire votre recette de rôti chinois ? Quels en étaient les ingrédients ?

      • Francine Charbonneau

        Voici la recette:
        2 livres de porc frais maigre haché
        2 livres de veau haché
        1 oeuf
        sel et poivre
        Biscuits soda émiettés

        Ajouter un petit oignon haché à la viande. Émietter deux ou trois biscuits soda et en saupoudrer le rôti.
        Mettre au four à 400 et cuire environ 2 heures.

      • merci madame de m’avoir donné la recette. Elle me laisse perplexe car je ne vois rien qui pourrait justifer son caractère chinois sinon
        le fait que le viande étant hachée, elle était considérée comme ayant été passée dans l’équivalent d’un chinois. Mais l’hypothèse est hasardeuse.

  • Le pâté chinois est-il connu dans les provinces anglophones ? si non, l’explication du chemin de fer ne tiendrait pas. Pour ma part, j’ai 58 ans et ma mère n’a jamais confectionné de pâté chinois. Je ne me souviens pas d’en avoir vu ou mangé chez mes tantes quand j’étais enfant, que ce soit du côté paternel ou maternel. Leur cuisine était plutôt constituée de bouilli ( pot-au-feu )elles étaient toutes originaires de Beauce-Frontenac.

  • Cela pourrait suggérer que le pâté chinois est comme je le suppose un plat d’origine urbaine.

  • Thérèse Lortie

    Bonjour Monsieur Jean-Pierre,
    Je viens de vous lire sur la Presse de ce matin
    sujet:pâté chinois

    J’ai en main un livre de recette de Mme Rose Lacroix
    directrice de « Les Écoles Ménagères Provinciales
    461 Sherbrooke Montréal, Canada

    Ce livre appartenait à la grand-mère de mon mari
    Cette dernière est née en 1881

    Titre « Le Menu du Jour » sans date d’édition
    Recueil de recettes données au poste Radio Cananda au programme « Le courrier du jour »

    À la page 70 une rectte intitulée « Pâté Berger »

    1 oignon finement haché
    3 tasses de viande cuite
    2 tasses de pulpe de tomates
    2 tasses de purée pommes de terre
    1 oeuf
    1/2 c. thé fines herbes, sel& poivre

    Moi-même âgée de 76 ans et devenue arrière grand-mère,
    je fais depuis longtemps cette variation du pâté chinois en échangeant le blé d’inde ou les tomates avec une garniture de soupe aux légumes tout en omettant le sel parce que j’ajoute aussi du bovril dans la viande.
    Mes petits-enfants ont souvent préféré mon pâté chinois à celui de leurs parents. quelle satisfaction, n’est-ce-pas ?

    Une lectrice qui a comme vous le goût de découvrir la provenance du pâté chinois qui en inspirent plusieurs…tout en variant ou adaptant la recette.
    Thérèse Lortie
    La Tuque

    • François-Pierre Gingras

      Le livre de Rose Lacroix « Le Menu du Jour » contient aussi une recette « hérétique » de pâté chinois où les rangs sont constitués de blé d’Inde (en dessous), de boeuf haché (au milieu) et de farine d’avoine (sur le dessus), le tout recouvert de tomates en purée (page 112).

    • François-Pierre Gingras

      Je n’ai pas réussi à dater précisément le livre de Rose Lacroix « Le Menu du Jour ». Sachons toutefois que Rose Lacroix est devenue « commandeur honorifique » de l’Ordre du mérite agricole du Québec en 1940 et qu’elle a publié plusieurs livres de recettes dans les années 1940 et 1950 (il faut se méfier des dates de publication indiquées dans les ouvrages, car non seulement y a-t-il eu des rééditions, mais certaines recettes ont été repiquées dans des publications bien ultérieures à la date de l’ouvrage original).

  • madame

    Votre pâté de berger n’est pas le pâté chinois puisqu’il y manque le blé d’inde . Néanmoins je serais heureux d’avoir la référence complète. Le pâté berger se retrouve dans de nombreux livres mais pas le pâté chinois. Le défi est de trouver une recette avant 1941.

  • Johanne Rivest

    j’ai pris connaissance de la sortie de votre livre dans la Presse de samedi le 25 octobre.
    J’aimerais vous faire part que je possède un volume datant de 1898 édité à Montréal. Ce livre s’intitule Directions diverses données en 1878
    par la révérende Mère Caron alors supérieure générale des Soeurs de la Charité de la Providence pour aider ses soeurs à former de bonnes cuisinières.

    De plus, ce livre contient des recettes maison écrites de la main de la supérieure.

    Peut-être y aurait-t-il dans ce livre des renseignements qui sauraient vous intéresser. Si cela vous intéresse, n’hésite pas à communiquer avec moi.

    • madame

      Je connais ce livre dont j’ai moi même un exemplaire mais je suis fort intéressé aux recettes manuscrites. Êtes vous sûre qu’elles soient écrites de la main de la supérieure ?

      Je vous recontacte dans quelque temps. Merci de votre proposition

  • Thierry Dolbec

    Quelle bonne idée, ce livre!

  • Et moi qui croyais avoir trouvé l’hypothèse la plus sérieuse/plausible en lisant ceci :

    A Taste Of Quebec – Julian Armstrong (1990), page 8 :

    « China pie explained
    A meat pie named paté chinois is found on menus throughout Quebec. It has no connection with Chinese cuisine. Instead, it’s a French-Canadian term for Shepherd’s pie, the combination of ground-up roasted meat, gravy and mashed potatoes. The name has been traced by Quebec food historian Claude Poirier to a town in the state of Maine called China. In the late 19th century, thousands of Quebecers migrated to the northeastern United Stated to work in the mills. Those who settled in the town of China eventually returned to Quebec with a recipe for shepherd’s pie which they called paté chinois. »

  • Voilà une de ces affirmations que le livre remet totalement en question

  • Michèle Goddbout

    Bonjour,

    J’aurai 64 ans bientôt et je désire vous soumettre la fameuse recette de pâté chiinois de ma mère.

    Elle utilisait les restants de rôti de boeuf ou de porc ou de veau (parfois, elle y ajoutait des restants de saucisses) et les passait au moulin à la viande avec un oignon cru et une mie de pain à la fin (pour nettoyer son moulin).

    Restants de viande passés au moulin avec oignon
    Sauce au jus pour humecter
    blé d’Inde
    purée de pomme de terre

    Et la surprise: dans une pâte à tarte.

    Quel délicieux pâté! Essayez-le. Et n’oubliez pas le ketchup!

    • Renaud Giraldeau

      Le Ketchup, quel gâchis!! :P

    • Marie-Claude Hains

      Hum!hum!

      Nous sentons les bonnes odeurs dans la maison.
      Marie-Claude

  • Enfin quelqu’un s’intéresse à cette question d’une importance capitale…

  • Cécile Rousseau

    C’est l’explication que j’avais retenue de mes études universitaires à l’Université Laval à Québec

    “China pie explained
    A meat pie named paté chinois is found on menus throughout Quebec. It has no connection with Chinese cuisine. Instead, it’s a French-Canadian term for Shepherd’s pie, the combination of ground-up roasted meat, gravy and mashed potatoes. The name has been traced by Quebec food historian Claude Poirier to a town in the state of Maine called China. In the late 19th century, thousands of Quebecers migrated to the northeastern United Stated to work in the mills. Those who settled in the town of China eventually returned to Quebec with a recipe for shepherd’s pie which they called paté chinois.”

  • Merci de vos références universitaires. Comme je l’ai dit auparavant, c’est une hypothèse dont j’ai tordu le cou dans le livre !

  • Tiens, un québécois!

  • Vous savez ce qui est délicieux à la place du ketchup? Du Cheez Whiz.

    Et / ou du fromage cheddar râpé dans les patates pilées (et non sur le dessus).

  • Suzanne Piché

    Je n’ai pas encore lu ce livre qui me semble fort intéressant. Je me le procurerai d’ici peu.
    Le pâté chinois était sur la table de mes parents en bonne position, par contre ma grand’mère québecoise d’origine mais ayant tenu un restaurant dans la région de Boston autour de 1900, ne nous a jamais servi de ce délicieux paté. Peut-être était-elle un peu SNOB :-) )
    Ma mère qui était issue d’une famille campagnarde le faisait dans la tradition.
    Celui que j’ai préparé et qui était tout à fait délicieux, ne provenait pas du fait de hacher la viande mais plutôt de se servir de restants de veau ou de boeuf défaits à la fourchette dans son jus. J’y ajoute à l’occasion quelques légumes carottes, céleri et oignons et je gratine le tout. Ça sent tellement bon dans la cuisine.
    Ma belle soeur me l’a préparé avec un restant d’agneau, MÉMORALE après 20 ans :-) )

  • Hélène Audette

    Bonsoir et félicitation pour ce nouveau volume,
    Je n’ai pas eu l’occasion de lire ce livre, et c’est un peu honteux pour une responsable de bibliothèque de campagne…
    Pour ce qui est de la fameuse recette, la description que en a été faite dans un film bien de chez-nous m’a paru bien expliqué et qui me semble très logique étant donné l’époque de sa parution, ou de la soit-disante date de son apparition. Comme le site aussi Mme Suzanne Piché avec les restants de roti de boeuf ou de veau, à l’époque où tout était difficile d’acquérir de la viande à bas prix, (pas très différent maintenant!), pendant la saion des récolte du maïs et de la pomme de terre qui était parfois accumulé en grande quantité par les cultivateurs, se sont retrouvés mélangé ensemble question de rendre un plat ordinaire en quelque choses de plus agréable à la vue, au goût et au mélange d’odeur.
    Je sais que ce n’est pas la définition qui était directement décrit dans le film Québecois, je pourrais toujours le retrouver et vous citer textuellement ce qu’il avait été dit.
    En bref, tout le monde a sa petite version du fameux  »Pâté chinois », mais il faudra que je lis votre livre pour en connaître un peu plus sur notre éternel repas sacré!
    Félicitations pour votre excellent travail.

    • Je ne sais pas à quel film vous faites référence ?

  • Sans aucun doute mon plat favori de tous les temps!!!

  • Bonjour;
    je suis curieuse! me voici donc sur votre site! je n’aime pas particulièrement ce plat mais lorsque je fais le pâté chinois version  »ma mère » je n’haïs pas cela! STEAK, Blé inde, macaroni cuit et patates et parfois gratiné! pas méchant pen toute!

    • Bonjour Denise,

      C’est la première fois que je vois quelqu’un d’autre qu’un membre de ma famille (mère, grand-mère, arrière-grand-mère) ajouter du macaroni cuit dans le pâté chinois! De quelle région êtes-vous originaire? Enfin, je ne me sens plus seule!
      Nathalie

      • je suis native de la Mauricie, ville de Shawinigan!

      • Tout s’explique!!! Je suis native de Trois-Rivières, mais toute ma famille habitait St-Étienne-des-Grès.
        Intéressant, en tous cas, ce macaroni cuit dans le pâté chinois. Je me demande d’où vient cette idée. Deux féculents mis ensemble… c’est nourrissant! Sans doute qu’une ancêtre de la région mauricienne avait un jour un restant de pâtes de la veille et qu’elle s’est dit: un pâté chinois, c’est déjà un mélange, alors pourquoi pas rajouter un élément?
        Ça me rappelle que, dans ma famille, certains étaient vraiment mélangés quand il s’agissait de préparer un pâté chinois: où allait le macaroni cuit? En deuxième ou en troisième? :-)
        Pour terminer, j’invite les gens à essayer cette recette: boeuf haché + maïs en crème + macaroni cuit + pommes de terre pilée. Spécial, mais vraiment excellent!!

      • Comme il existait l’hachi parmentier en France et le Sheppard’s pie en Angleterre, les nouveaux arrivants de ces 2 pays ont tout bonnement copiés cette recette en y ajoutant le maïs entre le boeuf et la pomme de terre.
        Voilà, le mystère est facile à résoudre si on prend 2 min pour aller au plus rationnel!

  • Suzanne Bibeau

    Bonjour,

    Vous avez aiguisé ma curiosité ce matin, j’ai consulté mes parents…mon père 88 ans et ma mère 80 ans et tout les deux ont confirmés la théorie des Chinois qui travaillaient sur les chemin de fer…

    Tant qu’à moi, j’ai toujours pensé que le terme chinois voulait dire dans le sens (chinoiserie) mélangé…c’est pas chinois voulant dire pas compliqué mais aussi chinois sous-entendant mélangé…
    La recette serait un  »Sokotach » recette iroquoise à laquelle on ajoute de la purée de pomme de terre,  »pour nourrir les grandes familles » comme dit ma mère.

  • Je ne suis pas connaisseur sur les origines ou du pourquoi du nom. Cependant, ce que je retiens, c’est que ma mère l’a toujours préparé avec du blé d’inde en crème. Elle disait que c’était moins sec et plus savoureux. Ajouté à du ketchup aux fruits, c,est une merveilles! Miam, miam! J’ai bien hâte de me procurer votre livre!

  • Bonsoir,

    Ayant des origines antillaises, j’avoue adorer la recette de Jean Mourre, que l’on retrouve dans votre livre, composée de boudin noir (qu’on nomme aussi boudin antillais) et de pommes.

    De plus, je parle du “Mystère insondable du pâté chinois” sur mon blogue, alors n’hésitez pas à y faire un tour.

    • Votre blogue est fort bien fait.

      La recette de Jean Mourre quoique un peu marginale dans sa composition est dans les faits
      excellente. Une belle découverte.

  • Bien voilà je me demandais si on appelait pas ça pâté chinois tout simplement à cause que le blé d’inde est jaune…comme les chinois!;)))

    • C’est précisément une des possibilités qu’aborde le livre.

  • Jean Sabourin

    Mes ancêtres viennent principalement de l’est ontarien, où ils se sont établis au milieu des 1800 (après 37-38?). Rôti de boeuf la fin de semaine rimait avec paté chinois dans la semaine. J’ignore si votre livre évoque la piste suivante, mais je me lance…
    Les Rapides de Lachine et la ville du même nom!
    Longtemps porte du continent et en plus un certain penchant pour l’exotisme; ceux qui se rappellent du El Paso et de son affiche comprennent cette propension. Et cela ferait une belle jambe à ce lieu!

  • Ce pourrait être la version suivante: la prononciation de sheperd’pie par les canadiens français ne devait pas être facile, alors on disait « ce pâté au nom incompréhensible c’est du vrai chinois et au fil du temps le nom de chinois aurait remplacé le mot de shepper’pie et serait devenu « pâté chinois ». À mon avis cette version semble la plus plausible si je retourne à mes souvenirs d’enfance où on employait souvent cette expression quand on ne comprenait pas : « c’est du vrai chinois ! »

    Qu’en pensez-vous ?

    Yvette

  • Bonjour

    Ma Grand-Mère qui vivait dans le Bas-du-Fleuve
    avait un appareil pour hacher « Une passoire à double manche » qu’elle appelait un « chinois  » et quand elle faisait le pâté chinois elle l’appelait un pâté « au chinois » .

    Daniel

  • Bonjour Monsieur Lemasson,

    Le pâté chinois est en effet un plat traditionnel et tenter de le dénaturer pour le hisser au rang de plat gastronomique est une erreur. Le plat principalement composé de légumes d’hiver était en soit par savoir empirique une bonne façon de consommer des protéines (viande), des hydrates de carbone (mais), et des minéraux (légumes de terre).

    A certains endroits le boeuf était remplacé par des côtelettes de porc, les pommes de terre par du navet ou parfois par de l’orge ultra cuit. Le tout nappé de sauce tomatée mise en conserve par la famille. Un plat copieux et nourrissant.

    En ce qui concerne l’appellation (chinois) étant donné notre niveau de culture de l’époque, tout ce qui était compliqué,mélangé était chinois, une expression fourre-tout. Enfin cette dernière théorie est personnelle.

    Mon grand-père d’origine ukrainienne composait lui aussi des des plats ruraux avec des produits de la terre qui n’avaient pas la cote a l’époque tels que panais, radis noir, raifort, betteraves, céleri-rave. Il faisait aussi ses propres charcuteries et son cidre. Il faisait parti de la bourgeoisie terrienne de l’époque qui fût éliminée par Staline, d’ou son exode pour le Canada.

    Merci de m’avoir lu

    Claude Turgeon
    papout10@live.ca

  • Le pâté chinois n’est peut-être pas plus chinois que la ville de Lachine. Après tout, le blé d’inde et la pomme de terre sont d’origine amérindienne. C’est sans doutes une recette traditionelle amérindienne en provenance du sud des États-Unis. J’ignore si le blé d’inde et la pomme de terre étaient cultivés au Canada. La recette pourrait avoir été apporté au Canada par des Cajuns de la Louisiane.

    • La réponse aux questions des derniers intervenants se trouve dans le livre.

      • Voilà une excellente façon de m’obliger à acheter votre livre! C’est ce qu’on appelle du marketing. Nous vivons à l’ère du mercantilisme!

  • René Deubelbeiss

    Bonjour M. Lemasson,

    Personnellement, je préfère mon pâté gratiné avec un fromage Suisse…
    Ci-haut quelqu’un demande si les anglophones connaissaient ce plat, vu la traversée par rails du Canada. En tout cas, depuis fort longtemps ils ont le Shepperd’s Pie, ou encore le Cottage Pie. Les Espagnols ont un plat similaire pour lequel on trouve des recettes datant du 18e. Il y a le Hachis Parmentier, moins savoureux cependant. Mais la « Piste Amérindienne » me parait fort intéressante, car le maïs et les pommes de terre étaient cultivés par eux, en premier… Ma belle-famille, d’origine Maya, ont une variante… ils remplacent les pommes de terre par du riz, donc une variante peut-être un peu plus « chinoise »…
    http://en.wikipedia.org/wiki/Cottage_pie

  • Marc-Antoine DeRoy

    Après l’avoir quelque peu « cuisinée », ma grand’mère, Monique Pelletier (83 ans), m’a raconté qu’elle observait religieusement sa mère et sa grand’mère faire ce plat lorsqu’elle était enfant. Dès l’âge de 4-5 ans, elle a de vifs souvenirs. Donc, sa grand’mère n’a certainement pas commencé à faire ce plat à la fin des années 1920… Alors, on parle d’un plat très ancien.

    Voici comment les femmes de Sainte-Anne-des-Monts (Gaspésie) faisaient le Pâté chinois au début du XXe siècle :

    Primo, pour la viande. Le plus souvent, on prend les restants d’un rôti de porc que l’on a cuit (en faisant bien sûr exprès d’en faire cuire davantage). On ache plus ou moins grossièrement ces morceaux avec un couteau et une fourchette; on le fait ensuite cuire avec de l’ognon.

    Secondo, pour le blé d’inde. À Sainte-Anne-des-Monts, dans les magasins généraux, on n’a pas de maïs en crème (à cette époque bien sûr!). Cependant, on ne prend pas que du maïs en grain : quelque fois, on ajoute des petits morceaux de carotte, voire des petits pois verts. Pour cette « étage », certaines personnes allaient même jusqu’à mettre des restants de nouilles!

    Tertio, pour les patates. On ne met que des patates! Pour les piler, il y a tout de même un peu de beurre. Pour la finition, la mère de ma grand’mère prenait sa fourchette, puis elle faisait des traces sur le dessus.

    On fait cuire le tout au four dans une lèchefrite jusqu’à ce que ça devienne doré.

    Et on sert!

    Pourquoi alors, « Pâté chinois »?? Pour les vieux, manger chinois, c’était manger quelque chose de mélanger, voire de bizarre. Ils disaient, en mangeant le PC, « tiens, on va manger nos CHINOISERIES! ». Mais tout de même, les vieux disait le mot « Pâté chinois ». Pour ma grand’mère, le mot « pâté » vient du fait que cet ensemble est cuit dans un plat au fourneau.

    Si l’on fait ce plat à Sainte-Anne-des-Monts dans les années 1920, il se fait ailleurs, c’est certain. Car aujourd’hui, il se fait à la grandeur du Québec. Donc, ce « parmentier », selon moi, fait son apparition dans la région de Québec dans la seconde moitié du XIXe siècle; dans sa forme actuelle bien sûr! Car, ce genre de plat mélanger se perd dans la nuit des temps. Avant la pomme de terre, on fait des purées avec d’autres légumes, non?

    • merci monsieur de ce témoignage très intéressant. Le livre aborde plusieurs aspects que vous soulevez notamment la date possible de son apparition mais il manque de documents écrits, des preuves car les témoignages varient beaucoup.

  • Bonjour, j,ai 66 ans, et j’ai toujours vu et mes grands-mères et ma mère faire leur paté chinois avec les restes de viandes qu’elles avaient fait cuire dans la semaine. elles ajoutaient du blé d,inde en crème,et des patates pilées——,.ma grand-mère maternelle, a eue 16 enfants, ma grand-mère paternelle a eue 12 enfants et ma mère a eu 13 enfants,,mes tantes ont eues aussi plusieurs enfants alors ce plat .économique était le bienvenu sur la table pour le souper du soir, ——maman servait aussi sa soupe au bouillon de jambon, elle gardait le bouillon quand elle faisait cuire un jambon avec l’os et elle y mettait du riz et des tomates en cannes,——– et c’était aussi avec sa sauce à la reine, une sauce brune avec du boeuf haché servi avec des patates pilées,,—–avec plusieurs enfants , elle devait trouver toujours quelque chose pour bien nous nourrir..,il y a tellement de bonnes vieilles recettes au Québec..,merci,

  • Le pâté chinois!? C’est comme chercher et trouver «Gardenvale», lieu de production de publications destinées aux agriculteurs…

    J’ai la réponse au deux…

    Mobile

    • «André
      30 octobre 2009 à 10:58»

      Il n’est pas loin de la réponse pour le pâté chinois…

      Pour «Gardenvale», je me la garde.

  • Camille Messier

    Bonjour M.Lemasson
    Bien sûr je fais le pâté chinois tel que décrit : viande hachée (restes ou non, ce qu’il y a ),+ maïs en crème et en grain +purée de pommes de terre (avec beurre, lait, assaisonnement) ; le tout bien étagé selon l’ingrédient; purée dessus avec des noisettes de beurre dispersées par dessus pour dorer. J’ai 81 ans; ma mère le faisait et le tenait de sa mère . Le mot « chinois » est intéressant . Chez-nous (quartier Hochelaga à Montréal) ,il y avait 2 chinois : un tenait un restaurant ( sans jamais inscrire notre pâté chinois à son menu), l’autre , faisait buanderie:il lavait les vêtements qu’on lui apportait ; très spécialisé dans les « chemises » pour messieurs. Les garnements (comme mes frères ouvraient sa porte et criaient :Chin-chin -ma ta yan et détalaient à tout vitesse…  » Toi ,mon espèce de chinois mal fait  » disait la mère en grondant mon frère…Et tout ce qui était un peu spécial ou drôle était des » chinoiseries . » D’ailleurs, à l’ouest de Montréal, une ville s’appelle LACHINE… On raconte ( il faudra vérifier auprès des historiens ) qu’un explorateur :Cavelier de Lassalle y avait séjourné un hiver alors qu’il disait « partir pour la Chine  » et les colons français et canadiens se moquaient en disant voilà où est la Chine…

  • Bonjour!
    je suis nouvelle au Québec et j’aimerais apprendre comment preparer ce plat? C’est tres important pour moi car je veux que mes enfants grandissent dans la culture quebecoise et dans ma culture d’origine.
    merci
    Baya

  • Thérèse Bélisle

    Bonjour monsieur,
    Un petit mot pour vous dire qu’avec ma grande soeur qui aura 65 ans en janvier 2010, nous faisons un pâté chinois en utilisant du blé d’Inde en grain et on y ajoutait des petits pois. Cela ajoutait de la couleur. Malheureusement, je n’ai pas la source de cette modification mais c’est à essayer. Bon appétit!

    • On retrouve aune recette avec des petits pois que je cite dans le livre. Elle est américaine.

  • Bonjour et merci pour cet excellent ouvrage que je devrais terminer sous peu!

    Je vous transmet non pas une recette mais une piste qui saura peut être vous aider à percer l’énigme de notre plat national… Je vous copie un texte du livre « les recettes de Monsieur 50″ : « recettes authentiques rapaillées aux quatre coins de la belle province par le joyeux compère. »

    Le livre peut dater des années 50 ou plus et il s’agit bien sur d’un livre publié par la brasserie Labatt.

    « Le paté chinois – en plein celui des bonnes soeurs du couvent.

    Ce mets n’est pas plus chinois que la ville de Lachine. C’est la délicieuse version française d’un brouet à base de maïs et de viande, la sagamité, qui faisait les délices des peuplades indiennes. »

    Je pourrais vous retransmettre la recette si elle peut vous être utile.

    Bonne continuité!

    Steve

    • Merci monsieur de votre collaboration. Mais la sagamité n’est pas tout à fait ce que ce livre décrit car le blé d’inde était toujours broyé, en poudre plus ou moins fine. Cela faisait selon l’importance du blé d’inde une soupe ou un ragout. La polenta des italiens est une sagamité qui a refroidi…. Nous sommes donc dans d’autres types de plats que celui qui nous intéresse.

      PS la référence comnplète du livre m’interesse néanmoins….

      • Bonsoir M.Lemasson,

        Voici donc la recette complète:

        « Mêlez dans le fond d’un bol de pyrex beurré de la viande cuite ou crue avec des oignons hachés fin et verser dessus une boîte de maïs en sauce. Couvrez le tout d’une couche de purée de pommes de terre d’un bon pouce d’épaisseur que vous saupoudrerez finalement de miettes de pain. Vous y placerez aussi quelques noisettes de beurre. Cuisez dans un four à 350 degrés pendant une heure si la viande est crue. Si vous avez utilisé des restes de viande cuite, une demi-heure de cuisson suffira. »

        J’ai demandé à la brasserie Labatt la date de parution du livre mais pas de réponse encore. Peut être avez vous une idée?

        Bonne recherche.

        Sincèrement,

        Steve

  • Je ne suis rien d’un historien et je n’aspire pas a le devenir non plus, mais je crois que le met chinois provient du sheppard’s pie anglais étant donné notre proximité a la culture anglaise. Les théories du chemin de fer et de la ville américaine me semble un peu tordues. C’était mon grain de sel (ou de ketchup) a propos du met chinois que je raffole pour le diner, version full Québecoise steak blé d’inde patate.

  • Gisèle Cantin

    Je n’ai pas encore lu votre livre… mais rien n’indique que vous ayez suivi la piste « maïs en grain en conserve ». Green Giant annonce fièrement sur le site de la compagnie Betty Crocker qu’elle a mis en marché le maïs en conserve en 1929…. et la Betty Crocker (personnage imaginaire) de General Mills a mis en circulation de nombreux livres de recettes à partir de 1930… (J’ai d’autres informations mais je n’ai pas assez de place pour les écrire)…

    • Madame

      Le livre témoigne de mes recherches dans les livres de cuisine publiés par les compagnies et dont la collection la plus importante est au musée Mc Cord. Notez que la production de boites de conserve a commencé autour du début du 20 ème siecle.Le détail est dans le livre.

  • michel Boivin

    On m’a toujours dit que l’origine du nom était que les cooks qui cuisinaient sur les chantier de chemin de fer était souvent chinois et qu’il préparaient en fin de semaine les restants des derniers jours et les ouvriers nommaient ce plat  »le pâté du chinois »

  • robert bouchard

    Ce que j’en sait,dans notre petite parroisse dans les années 30,nos meres le préparait avec des restes de viandes cuites,une maniere de récupérer n’ayant pas de frigo.Je rejoint mr Boivin sur ce point

  • Bonjour M. Lemasson!

    J’ai acheté votre livre cette semaine et je tenais à vous féliciter!

    De plus, en lisant la première partie, je me suis souvenu d’une chanson du groupe « Les Abdigradationnistes » qui s’intitule : Pâté Chinois.

    Voici le liens pour écouter :
    http://drop.io/patechinois

    • Merci monsieur de vos bons mots et surtout merci pour cette chanson que je ne connaissais pas.

  • Mon père a travaillé au chemin de fer et voici ce qu’on racontait à propos du pâté chinois. Sur les chantiers de chemin de fer c’était un chinois qui cuisinait. Les patrons demandait qu’il prépare un plat facile et rapide à manger. Alors il a eu l’idée de combiner le boeuf haché, le blé d’Inde et les pommes de terre. Il les a superposés pour montrer clairement les ingrédients.
    Je crois à cette version de l’origine du pâté chinois puisqu’à l’époque les hommes sur les chantiers de chemin de fer n’avaient pas beaucoup de temps pour manger.

  • Réjean Fortier

    Je voudrais ajouter que le pâté chinois fait par ma mère comportait la viande haché cuite, le blé d’inde en grain et la purée de pomme de terre…mais en plus une fois la cuisson presque complétée, elle versait une boite de soupe tomate Aylmer sur le dessus et retournait le tout au four pour 5 minutes…je le fais encore de cette façon… délicieux….faut l’essayer… en plus lorsque réchauffé c’est toujours très bon…

  • Bonjour,

    Toute petite et plus tard, j’entendais les aïeux dirent, quant ils ne comprenaient pas les choses complexes : C’est des chinoiseries!
    J’ai une amie Bretonne qui me dit que le hachis parmentier ressemble beaucoup à notre fameux pâté chinois. Mais, avec beaucoup trop d’ingrédients différents et inconnus; dans les restants de frigo.
    Cette recette est peut-être arrivée ici au Québec par les Français et s’est transformée avec seulement : steak, blé-d’inde, patate, puis-ce qu’il n’y avait que ça en profusion. Et pour le reste des ingrédients COMPLEXE des Français, ici c’était des : Chinoiseries!

    Je vous l’accorde c’est tiré par les cheveux!

    Peut-être pas tant que ça finalement :)

    • voir la réponse dans le livre…

  • Gina Parenteau

    Bonjour!

    J’ai écouté votre chronique ce matin à Salut Bonjour et je ne connaissais pas votre livre…Je crois bien que je vais me le procurer car il a piqué ma curiosité. Moi, je croyais qu’on appelait le pâté chinois parce qu’à une époque les enfants ramassaient, sur des petits cartons, des dix sous pour aider les petits enfants chinois qui étaient dans la misère…Le repas étant peu dispendieux et nourrissant par sa composition permettait de mettre des sous de côté pour aider les autres. Je croyais que c’était un repas qui provenait de la campagne…Il faut que je lise absolument votre livre!

    • Le livre parle de cette hypothèse qui est une des plus sérieuses mais une des plus difficiles à démontrer

  • Jean-Pierre Cornut

    Je pense plutôt que c’est une manière péjorative de dénommer un hachis parmentier car cela devait ressembler a peu près a ce qu’il restait des ouvriers chinois exploités a la construction des voies de chemin de fer et que l’on utilisait aux fonctions dangereuse telle le maniement d’explosif instable (la dynamite n’étant pas encore inventée).
    Les chinois sur la ligne n’était que de la chair a pâté au même titre que les militaires sacrifiés dans certaine guerres de la chair a canon.

  • Il y a quelques années, lors d’une fête scolaire, je dirigeais le « restaurant asiatique » et j’étais aidé par 6 ou 7 asiatiques (élèves du collège et la plupart fils de restaurateur – ou de consuls !).
    Ils me suggérèrent de placer au menu le « pâté chinois », bon et pas cher !
    Quand ils m’eurent livré la recette, je constatai effectivement que cela hésitait entre le « pain de viande » et le « hachis parmentier » !
    J’interrogeai leurs parents qui me signalèrent que, comme pour nos sauces tomates, il existait autant de « pâté chinois » que de Chinois en Chine …
    :-)
    Mais de toute façon il préexistait à l’arrivée des Chinois sur le Nouveau Monde autant que sur l’Ancien Continent !
    Cam

  • J’y croyais dur comme fer à l’hypothèse du chemin de fer! Je ne pourrai plus dormir la nuit tant de fois j’ai faussement transmis cette information :(

    Méa Culpa, je me fais maintenant un devoir de trouver une explication plausible et scientifiquement validée!

  • Paule Archambeault

    La vraie histoire du pâté chinois.
    Mon père m’a raconté que, avant la venue des réfrigérateurs, il y avait des glacières, la nourriture se conservait moins longtemps.

    Vers la fin de semaine, il fallait faire le ménage et trouver une recette pour apprêter les restes de viandes, porc, boeuf, poulet. Alors, on coupait tout ce qu’on trouvait en petits morceaux, on en faisait
    un pâté en y ajoutait du mais et des pommes de terre en purée. Tout le monde y trouvait son compte.

    Mais pourquoi (chinois) ?
    Voici, à cette époque lorsqu’on entendait parler chinois, les gens disaient qu’ils parlaient (tout mélangé) et en faisant le lien entre le pâté qui était
    fait de viandes mélangé, les gens en blague disaient : on mange du pâté chinois.
    Avec l’arrivée des réfrigérateurs et la venue des viandes hachées, on a abandonné le mélange des viandes. Mais le (steak, blé d’Inde, patate) était
    si apprécié qu’on a gardé le nom et on en a fait un plat nationale.

    Paule Archambeault

    • votre explication est fort intéressante.

  • Eh ben moi j’ai une belle soeur chinoise pure laine qui m’a dernièrement expliqué le pâté chinois et je suis un peu tombé à la renverse!!!

    Steak haché, blé d’inde, patates et ketchup.

    Steak haché = les noirs
    Blé d’inde = les chinois
    Les patates = les blancs
    Le Ketchup = les indiens

    Tous ces ingrédients reflètent la population canadienne dans les débuts du pâté chinois!!

    Personnellement je n’y aurais jamais pensé …

  • Dans le livre Du pâté chinois, du baseball et autres lieux communs de Serge Bouchard et Bernard Arcand, le chapitre sur le pâté chinois justement est fascinant…

  • Ce soir M. Lemasson je me plonge dans votre livre que je viens de recevoir.

    Je n’ai pas osé me prononcer avant d’en avoir lu un certain bout.

    Il y a tellement de possibilité avec le pâté chinois du simple quotidien jusqu’à la gastronomie, bien plus qu’avec la poutine de New York qui origine de chez moi et de mon voisin de 82 ans qui en vendait 4 camion remorque par année.

  • Je suis heureux que vous lisiez le livre avant de vous prononcer sur diverses hypothèses. Vos commentaires seront bienvenus.Et peut être allez vous nous surprendre…
    Dites nous en, aussi, plus sur la poutine et son origine. Un livre a été écrit à ce sujet..là encore vos remarques seront bienvenues.

  • M. Lemasson

    Hier j’ai rencontré deux tantes, elles sont des amies bien plus que des tantes. C’est la piqûre de nos origines qui m’a motivé.

    Je leur ai posé la fameuse question : « Quand vous étiez petites mangiez-vous du pâté chinois »

    Je dois vous dire que suite à cette question elle m’ont remis la mémoire à l’ordre, celle de ma famille parternelle.

    « À paté ina, à paté ina » ou « À paté kina, à paté kina ». « Pâté kina » est le souvenir du cadet de la famille de mes oncles.

    Je ne vous expliquerai pas pour l’instant le pourquoi de ce vocabulaire, mais ce sont des mots que leurs trois petits frères répétaient en frappants sur la table, fourchette à la main, parce qu’ils avaient faim.

    Ces mots déformés ont été prononcés vers les années 1927 ou 1928 ce qui me confirme personnellement et avec une très grande certitude que le pâté chinois existait bien avant 1930, année que vous mentionnez dans votre livre, et le tout en pleine campagne et à 100 Km de Montréal.

    Aure chose : suite à la question, l’une deux des tantes, la plus jeune, me dit que c’était du « pâté au chinois ». Oups! Alors, j’ai demandé à la plus vieille si c’était du « pâté chinois » ou du « pâté au chinois ». La réponse fut claire et précise et affirmative, « du pâté chinois ».

    Alors après quelques mots la plus jeune me dit « tu as raison ». Elle me confirme que le nom « pâté au chinois » venait de son mari originaire de St Zéphirin en campagne, entre Drummondville et Trois-Rivières. « Pâté chinois » nom employé par la plus vielle est lui originaire de Nicolet en campagne sur la rive sud de Trois-Rivières.

    Tous ces témoignages peuvent êtres confirmés auprès de plusieurs personnes, et très bientôt, vu que l’âge ou la mort les rendra invalides du moins incertains.

    Je vous reviendrai avec un témoignage d’une autre tante. Celle-là, est du côté de ma mère et du même patelin. Elle à 92 ans et va danser une ou deux fois par semaine avec son char. Encore une fois, à cet âge, même si elle est très alerte et en forme, vous comprendrez que le temps nous presse.

    Espérant interroger cette tante le plus tôt possible.

    • super..merci de vos efforts.

      J’attends la suite !

      • Vous l’aurez

        Je continue.

  • M. Lemasson.

    Je suis allé « fouiller » sur la réfrigération.

    Vous parlez de systèmes de réfrigérations au service de consommateurs à partir des années 1870-80. Du moins je le pense.

    Ouf! Selon moi on oublie la réfrigération généralisée dans le commerce et même les petites industries en 1900.

    « Après avoir lu le rapport de l’exposition du tout premier système de réfrigération à vapeur comprimée étanche qui ait été un succès, un système réfrigérant ne nécessitant pas d’ajout supplémentaire de réfrigérant pendant sa vie opérationnelle, une telle innovation était vraiment une grande nouvelle en 1908. Personne n’avait pu accomplir un tel exploit auparavant. Et cette innovation allait révolutionner la réfrigération.”

    « Bien que l’industrie de la réfrigération ait semblé progresser à la fin du XIXème siècle, son développement était primitif au regard de notre technologie actuelle. Il n’y avait que peu de machines capable d’être utilisées à domicile ou dans les commerces.”

    « Marcel Audiffren, moine sistércien et professeur de physique, conçut la première machine qui résolvait le problème des fuites de réfrigérant.

    « Il invanta au début des années 1890 un curieux appareil utilisant deux coques rotatives dans lesquelles était contenu un système réfrigérant complet.”

    Avant ce temps, avant 1890, à mon humble avis, un système de réfrigération exigeait un ingénieur pour « l’engin à stime » vu que l’électricité était à toutes fin pratique inexistante et un autre pour compenser les pertes d’ammoniac dangereux sur la réfrigération à l’état primaire.

    Seulement d’énormes industries pouvaient exploiter un tel système.

    Aux États Unis, sur le plan domestique domestique: « La première machine fut vendue en 1911 et entre 150 et 200 unités ont été fabriquées chaque année jusqu’à 1928. »

    http://guillaume.lafarge.free.fr/singrun.html

    Un autre indice :

    http://pagesperso-orange.fr/titanic/

    C’est l’installation du Titanic en 1912.

    Une ville moyenne de 3500 personnes sur un bateau et en moyenne peuplée de riches, sinon extrêmement riches. Un système semblable ne pouvait certainement pas survivre dans une ville de 25 000 personnes sur la terre ferme.

    Mais probablement M. Lemasson que vous avez vérifié plus que moi ce soir. Auriez-vous de plus amples informations?
    ,
    ,
    PS Quand vous écrivez : « Imaginez le duel sanglant. Pâté chinois contre tourtière;… ». Je crois que je devrais consulter. Au moment de lire cette phrase un nom me revenait constamment à l’esprit :

    Heinz!

  • Cher monsieur

    Merci pour vos commentaires informés et …humoristiques. Quant à l’origine des technologies du froid, vous avez sans doute constaté que la documentation est abondante. De même j’imagine que vous avez noté que les glacières individuelles et collectives étaient en large usage avant même que les compresseurs soient en action…et dès les années 1880-90 la restauration commerciale utilisaient les réfrigerateurs au sens moderne du mot. Notez enfin que le Frigorifique est le nom du bateau qui la première fois en 1878 transporta de la viande réfrigérée entre l’Argentine et Rouen en France…et l’on pourrait en rajouter
    Cordialement

  • M. Lemasson.

    Merci!

    Je ne me suis pas intéressé aux glacières bien que j’ai appris qu’il s’en construisait dans le sol. Vous m’apprenez aussi les glacières collectives. Probablement que les ancêtres organisaient des « courvées » (corvées) pour les emplir de glace l’hiver.

    Mais je dois vous dire M. Lemasson que vous m’avez fait réaliser pourquoi dans mon enfance tout le monde (les fermiers) appelait le local où l’on refroidissait le lait sur la ferme, « glacière » qui s’appelait la laiterie chez-moi.

    Je me souviens d’avoir demandé à mon grand père (le père de la tante de 92 ans qui danse encore) pourquoi il y a du bran de scie ici. Il m’a répondu « c’est la glacière ».

    C’était un local d’environ 4 x 4 mètre près de l’étable. Il m’a expliqué (l’explication est peut-être mon oncle) que l’on remplissait ce local avec des blocs de glace en gardant un espace rempli de bran de scie entre le mur et la glace.

    Autre souvenir, selon ce que mes oncles disaient, ils détestaient emplir et vider cette foutue glacière.

    Je réalise maintenant que ces glacières ont été transformées en laiteries avec la venue de l’électricité en 1947 pour refroidir le lait au moyen de compresseurs qui refroidissaient l’eau dans laquelle étaient plongés les bidons de lait.

    Je pourrais en ajouter, mais pour en revenir au fameux pâté ina, je reviens à la conservation du bœuf.

    Chez-moi mes parents faisaient abattre une vache (aujourd’hui appelée vache de réforme) au début de l’hiver. Je me souviens très bien de la corvée de vider un carré d’avoine pour y enfouir des bidons à lait pleins de viande de bœuf gelée et les remplir par la suite, en couvrant le dessus des couvercles des bidons.

    L’avoine servait d’amortisseur ou de régulateur de température, l’avoine restant froide par temps doux l’hiver. J’en ai parlé avec mon cousin le fils de cette tante qui danse à 92 ans mardi dernier. Que de souvenirs je pourrais ajouter.

    Finalement pour le pâté chinois par ici, j’en déduis que c’était l’hiver, période pendant laquelle on devait manger le bœuf dans les bidons avant les doux temps du printemps avec du blé d’inde canné, les pétaques étant dans le caveau. Pas de bœuf ou rarement pendant la saison du blé d’inde.

    L’été, c’était surtout de la volaille. Une poule pour le souper, deux pour les grosses familles.

    Le 5 décembre, j’ai oublié d’écrire que mes deux tantes interrogées m’ont parlée du cochon canné. Bien beau manger de la poule l’été mais pour faire changement on mangeait aussi du cochon.

    Quand on abattait un porc (faire boucherie), on se bourrait la face de cauchon. Mais c’est gros un porc. Une fois la face bien bourrée, on « cannait » le reste.

    Ce qu’elles m’ont dit est que c’était donc bon du cochon « canné ». J’ai plusieurs fois entendu les gens raconter les délices du cochon canné.

    Ils le mangeaient froid avec des « pétaques » chaudes et puis des légumes d’été.

    Bon j’arrête en attendant de consulter cette tante de 92 ans. Ce qui me vient souvent à l’esprit dernièrement est que cette tante pourrait peut-être me dire que « grand maman vieille » (mon arrière grand-mère décédée à 94 ans en 58) aurait peut être écrit ses recettes.

    Espérant M. Lemasson et les lecteurs de ne pas vous avoir ennuyé avec mes histoires de famille.

    PS : DANGER. Pour les frondeurs comme moi qui auraient envie de faire du cochon canné, renseignez-vous. La viande doit être stérilisé à haute température dans un autoclave et non à l’eau bouillante. Informez-vous.

    Nos ancêtres ont pris des risques inconnus pour se nourrir.

  • Alors, qui sont les gagnants?

    • Désolé du retard, Caro. Les gagnants sont annoncés sur la page concours du site : http://patechinois.info/concours/

  • Bravo aux gagnants!

    Maintenant M. lemasson pouvons nous continuer à communiquer des informations?

    • Bien entendu. Cela j’imagine signifie que vous n’êtes pas d’accord avec la chronique de M.Jury dans le droit . Le livre est-il inutile ?

      • Bon j’ai trouvé le type en question et par quelle organisation il est chauffé.

        J’ai du prendre une pose au milieux de la lecture question de prendre une bouffée d’air à -15 pour me calmer.

        Je reviendrai!

      • François-Pierre Gingras

        Avec tout le respect que je dois au chroniqueur gastronomique du quotidien Le Droit (que je lis régulièrement avec plaisir), en affirmant que le livre est inutile parce qu’il « débouche sur un cul-de-sac », Pierre Jury néglige l’importance scientifique et sociétale de rejeter (ou du moins de remettre en question) les hypothèses qui ne résistent pas à l’analyse. Je crois au contraire qu’il était méritoire de partager les résultats, certes frustrants, de votre quête, si inachevée soit-elle. Sans compter que le livre possède un humour succulent…

  • M. Lemasson,

    Comme je disais, j’ai trouvé le type. Sachant de quelles sources il est abreuvé il n’est pas surprenant qu’il traite ce livre, un petit bout de notre histoire, de CUL-DE-SAC! Il y a d’autres sortes cul dans la vie.

    Selon lui il serait bien d’être italien dans la bouffe six jours sur sept. Pour le Québec, c’est de la queue de castor et de la viande sauvage. Bien oui de la queue de castor il y en a partout dans les supers marchés. Mais surtout pas de pâté chinois pour lui.

    Malheureusement il a oublié de mentionner que ces mets historiques devraient êtres dégustés dans une cabane en Canada pour les apprécier à leur juste valeur.

    Et sa ce dit diplômé en histoire de l’Université McGill.

    À partir de ce fait, les Québécois peuvent comprendre une fois de plus de quelle façon leur histoire leur a été cachée et comment ils ont appris à en avoir honte. Le mystère du pâté chinois en un exemple éloquent.

    Sitôt que nous voulons faire u peu de lumière sur notre histoire, il se présente un éteignoir. C’est surtout bien à propos pour la saison présente.

    « Que voulez-vous », dirait un pti gars de chez-nous, le pâté chinois, y est pas du bon bord.

    Ceci étant dit, je suis convaincu que quelque part dans des livres de recettes de nos grand-mères ou dans une malle dans les greniers du Québec se trouve quelques secrets du mystère de ce plat issu de notre culture.

    En fait, dans ces greniers, qu’ils soient dans les mémoires ou dans les maisons, se trouvent les raisons pour lesquelles le Québec est une Mecque mondiale en gastronomie qui elle ne nous parvient certainement pas de nos voisins.

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    PS Je ne voudrais surtout pas m’attaquer à M. Desloges et je suis convaincu que la visite au Château Ramezey en vaut la peine.

  • Je ne voudrais pas épiloguer davantage…Notez que J’aurai aussi le plaisir le dimanche 28 mars de donner au château Ramsay une conférence sur le pâté chinois..et la visite de l’expo en vaut la peine puisque j’étais au lancement…

    • Yvon Fleurent

      Et l’heure M’Lemasson?

  • En lisant les commentaires ici et avant de lire le livre de M. Lemasson, j’ai pris l’initiative de faire quelques recettes de pâté chinois.

    J’ai toujours négligé ce plat et à tort.

    Alors je vous en transmet une pour les fêtes.

    Pâté chinois au vin.

    STEAK :
    1 kilo de bœuf haché.
    325 ml de vin Los Molinos.
    40 à 50 grammes de Bovril ou de sauce soya.
    20 ml de poudre d’ognons.
    Poivre du moulin au goût.
    1 c à thé ou plus de farine dans une partie du vin liera la viande.

    Dans une casserole rôtir la viande à feu vif et déglacer avec le vin ajouter le vin avec la farine et laisser mijoter doucement pour réduire approximativement 30 minutes.

    BLÉ D’INDE :
    2 fois 341 ml de blé d’inde.

    PATATES :

    Cuire les pomme de terres pour 4 personnes. (quantité à votre discrétion)
    Ajouter :
    ½ ognon très finement haché.
    30 ml de beurre.
    50 ml de fromage à la crème Philadelphia.
    20 ml de poudre d’ognons.
    50 grammes de parmesan frais râpé.
    Un peut de lait pour que les pommes de terres s’étendent bien.
    Poivre et sel au goût.

    Faire la purée à la mixette avec tous les ingrédients et ajouter le lait en dernier selon votre goût.

    Pour terminer environ 100 grammes de fromage vieillit sur les pommes de terre pour gratiner.

    Laisser à 350F avant de gratiner à broil.

    Divisez ou multipliez les ingrédients selon le nombre de convives.

    Joyeux Noël et bonne année à tous!

  • Brigitte Paré

    Bonjour,
    Je ne sais pas si mon commentaire est pertinent, mais je tiens seulement à vous partager la joie que j’ai eu à recevoir votre livre pour noël et à le lire doucement le soir avant de m’endormir pendant la période des fêtes.
    Il est tout de même étonnant de n’avoir aucune certitude de l’origine de ce plat si bon! C’est avec plaisir que je m’amuserai à tenter de découvrir des informations à ce propos.
    Ma mère née en 1929 le faisait avec des restes de rotis et rarement. Mon père appréciait peu ce plat. Je le fais régulièrement avec du boeuf haché
    aromatisé à l’ail et à la sauce anglaise. Du fromage parmesan est ajouté à la purée de pommes de terre afin d’en réhausser le goût également, et je le gratine. Mes enfants en ont toujours redemandé!!
    Je suis étonnée de découvrir des recettes tout à fait originale. Je compte bien en cuisiner certaines. Merci pour ce beau voyage d’histoire où les faits côtoient les souvenirs de famille et les émotions!Je prends plaisir aussi à lire les beaux témoignages de votre site. Merci.

  • C’est avec grand plaisir que je souhaite, à tous ceux et toutes celles qui ont écrit quelques mots sur ce site, mes meilleurs voeux pour 2010. Il va de soi que sous les auspices généreux du pâté chinois, de fréquents petits bonheurs nous attendent…et j’ose espérer que grâce à vous nous finirons par percer le mystère d’une origine et d’un nom qui résistent toujours.

  • François-Pierre Gingras

    Bravo pour le sympathique livre!
    Au sujet de la disponibilité de boeuf haché frais, je rappelle qu’encore au tout début des années 1950 à Montréal, le vendeur de glace sillonnait les ruelles montréalaises dans sa charette tirée par un cheval, criant « Ice, la glace » pour les ménagères qui ne disposaient pas encore de réfrigérateur. À la réponse d’une femme penchée à son balcon, il découvrait les blocs de glace protégés par du bran de scie dans sa charette, en saisissait un avec son pic à glace, montait l’escalier de la tourelle à l’arrière de la maison et le déposait dans la glacière de la cliente. Dans un tel contexte, pas question d’acheter du boeuf haché chez le boucher: la maîtresse de maison achetait plutôt une pièce de boeuf moins tendre qu’elle hachait elle-même au moment opportun, pour préparer du pâté chinois ou une fricassée…

  • François-Pierre Gingras

    Suite à la lecture du livre, j’ai consulté les nombreux livres de recettes que m’a légués ma mère. Parmi ceux publiés avant 1955, je n’ai trouvé aucune mention du pâté chinois, ni de recette analogue sous un autre nom, ni français ni en anglais. Je souligne que plusieurs de ces livres de recettes sont traduits de l’anglais (par exemple le « Livre de cuisine de la Metropolitan », « Viandes » (de la compagnie Swift), « Livre de cuisine pour le hachoir à aliments Maxwell », ainsi que tous ceux publiés par des ministères ou organismes du gouvernement fédéral (en tout cas tous ceux que j’ai consultés): dans ces cas, il n’est pas surprenant que le pâté chinois n’y figure pas, vu ce qui semble être la spécificité québécois du mets.

    • François-Pierre Gingras

      On ne s’étonnera pas non plus de ne pas trouver de mention de pâté chinois (ni de rien d’analogue) dans les brochures publiées par le gouvernement du Nouveau-Brunswick, du moins celles que j’ai pu consulter, y compris « La magie de la pomme de terre du Nouveau-Brunswick ».

    • François-Pierre Gingras

      J’aurais dû écrire ci-dessus: « Parmi ceux publiés avant 1955, hormis celui de Rose Lacroix, … »

  • François-Pierre Gingras

    Je viens de feuilleter une brochure de 32 pages qui suscitait chez moi bien des espoirs: Il s’agit de l’ouvrage de Marthe Miral, « L’art d’acheter les aliments et de composer des menus hygiéniques – L’idéal pour votre temps et votre argent », Éditions La Presse, Montréal, 1934. Hélas! elle
    mentionne bien les coupes de bœuf à acheter pour faire des pâtés en général, mais sans référence spécifique au pâté chinois! Elle indique différentes manière de combiner le blé d’Inde à d’autres aliments, sans mentionner quelque chose qui ressemblerait au pâté chinois! Elle suggère des façons d’accommoder les pommes de terre, mais pas une mention du pâté chinois! Le mystère reste profond…

  • Au milieux de janvier j’ai rencontré ma tante 93 ans dont j’ai parlé, lors d’une fête.

    Je lui ait posé la fameuse question à savoir si sa mère faisait du pâté chinois. Elle m’a répondu oui mais ce n’est pas comme on le connais aujourd’hui.

    J’espère la rencontrer bientôt pour me faire compter ce qu’elle sait espérant découvrir découvrir quelque chose par mémoire interposé.

  • François-Pierre Gingras

    Le pâté chinois, dans sa forme traditionnelle, était connu, consommé couramment et apprécié dans la vallée du Richelieu avant 1930. C’est ce que vient de me confirmer soeur Claire Angers, de la Congrégation Notre-Dame, professeure de sciences de la nutrition (à la retraite de l’Université Laval), née sur une ferme à Saint-Césaire en 1920. Elle se rappelle fort bien de sa mère qui préparait « ce mets que tout le monde connaissait et appréciait ». Bon, ça n’ajoute pas grand-chose à ce qu’on savait déjà, mais il s’agit d’un témoin oculaire (ou devrait-on dire gustatif) dont les facultés sont toujours bien aiguisées à l’âge vénérable de 90 ans… et qui apporte aussi avec elle une certaine crédibilité académique, vu les nombreuses années où elle a enseigné la nutrition à l’Université Laval. Soeur Claire s’est d’ailleurs dite très étonnée que le pâté chinois ne figure pas dans les livres de recettes québécois de la première moitié du vingtième siècle. Elle n’est pas la seule…

  • monsieur Fleurant et monsieur Gingras

    Je viens de lire vos derniers propos et suis fort heureux de ce que vous dites. Le sérieux manifeste de vos démarches rejoignent mes interrogations mais le pâté chinois …résiste. Merci vivement de vos efforts de recherches historiques. J’ai moi même eu de nombreux témoignages qui ne laissent aucun doute sur la consommation du pâté dans les années 30 mais le mystère demeure…Nous ne nous laisserons pas décourager pour si peu….et je serais heureux de vous associer à la suite..

    Cordialement

  • François-Pierre Gingras

    En feuilletant le Dictionnaire Bélisle de la langue française au Canada (1957-58), à la recherche d’une expression typiquement québécoise, je me suis demandé si j’y trouverais aussi une mention du pâté chinois. Hé bien! non. Ni sous « pâté », ni sous « chinois ». On y trouve pourtant « tarte à la ferlouche », « croquignole », etc.


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